• Hauteur de vue, grandeur d’esprit.

     

    La route vers l’élection présidentielle vient à peine de s’ouvrir. Quelles que soient les opinions des uns et des autres -celles exprimées dans ce blog sont clairement posées, mais sans dogmatisme ni mépris pour ceux qui ne les partagent pas- on ne peut que souhaiter que, chemin faisant, les paroles, les actes deviennent plus profonds, plus lucides, plus centrés sur l’intérêt national.

    A gauche, il faut souhaiter un peu plus de cohérence dans les déclarations, rapidement un peu plus de clarté et des détails concernant les propositions et surtout, surtout, un rabotage des égos aussi important que celui qu’on propose pour les niches fiscales.

    Il y a un candidat. On peut ne pas aimer l’excès de personnalisation du système en vigueur, mais, aujourd’hui, c’est la règle du jeu et il faut la respecter. Les baronnies doivent savoir replier leur petit étendard local au profit du seul drapeau commun.

    A droite, il faut souhaiter un peu moins de théâtre et un peu plus de sérieux. C’est sans doute astucieux d’avoir une cellule de « riposte » mais, lorsque ses membres se définissent eux-mêmes comme des « snipers » (d’après le Robert : emprunté à l’anglais, signifiant « tuer en embuscade ») on peut être inquiet de l’esprit qui y règne ; est-ce celui d’une campagne démocratique ?

    Même inquiétude lorsque le chef du parti de la majorité se plait à dire que, chez eux c’est « massacre à la tronçonneuse » A nouveau, drôle de conception du respect d’autrui, soit-il l’adversaire.

    Enfin, le capitaine du navire pourrait, lui-aussi, être plus rigoureux dans ses propositions et ne pas se laisser aller à des facilités qui peuvent difficilement tromper qui que ce soit ni même amuser la galerie. Par exemple, en disant vouloir faire voter sans délai une loi répondant à l'esprit de la taxe « Tobin »

    Passons sur le fait que quelques années en arrière, celui qui n’était encore que ministre du budget ait publiquement traité d’absurdité cette proposition, que des groupes de gauche défendent depuis fort longtemps. Mais du moins que ces affirmations soient vraisemblables et pouvant s’appliquer à la solution des sujets traités. Un texte sur la taxation de certains mouvements financiers dans l'esprit de l'économiste Tobin existe dans la législation française, en vigueur depuis le 13 décembre 2001, votée sous le gouvernement de Lionel Jospin et promulguée par le Président de la République, Jacques Chirac. Mais compléter et amender une loi portant le nom de son prédécesseur, chose bien plus simple que de négocier et voter une loi nouvelle, c’est moins glorieux. Et ça fait moins de bruit, même si comme dirait Shakespeare, que M. le Président de la République connait certainement bien, ce serait « beaucoup de bruit pour rien.

     


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