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    Une élection présidentielle dans l’esprit du citoyen lambda que je suis, se doit, se devrait d’être un moment inexcusable de vérité, de hauteur de propos, de vision d’avenir.

    Malheureusement, aux portes d’une campagne qui ne dit pas encore son nom -un des candidats essentiels du tournoi guerroie depuis un bon nombre de semaines déjà sans s’avouer candidat- peu de choses pointent dans cet esprit.

    Ainsi un personnage aussi important es-qualité que le président de l’Assemblée Nationale, quatrième personnage de l’Etat, nous prévient, lors de ses vœux à la presse, « qu'une alternance à gauche dans trois mois entraînerait des «conséquences économiques et sociales» qui pourraient être comparables «à une guerre».

    Il n’a pas dit, bien sûr que le vote prochain est inutile…mais à défaut de nous atteler tous autant que nous sommes au cheval blanc de son champion, nous ne serions que des fous irresponsables, des « anti-France » précipitant dans notre aveuglement le pays en enfer.

    Et on revient à la méthode qui fait florès depuis quelques semaines : à défaut d’être capable de faire autre chose que des annonces tonitruantes qui masquent l’absence de propositions concrètes capables d’œuvrer à la solution des problèmes actuels du pays, dont le gouvernement en place porte une part essentielle de responsabilité, on fait du bruit, on occupe le terrain médiatique en évitant de « débattre » devant le pays, d’argumenter avec clarté et contre-propositions.

    Il faut rappeler à M le Président de l’Assemblée Nationale que « débattre » veut dire, d’après le dictionnaire « examiner contradictoirement quelque chose avec un ou plusieurs interlocuteurs » A ne pas confondre ce verbe avec le pronom « se débattre » que le même dictionnaire définit comme « lutter en faisant beaucoup d’efforts pour se défendre, résister, se dégager »

     


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