• Après cinq ans d’exercice de tous les pouvoirs, le candidat Sarkozy annonce au son du clairon les « solutions » pour tout ce qu’il n’a pas su régler depuis 2007. Et se déguise, en paroles, en candidat du peuple face aux élites, qui ne seraient plus sa tasse de thé. Il n’est pas à un faux nez près, d’ici le 22 avril et le 6 mai pour tenter d’accrocher un nouveau mandat, avec les mêmes recettes qu’il y a cinq ans. Chacun jugera entre ce qui s’est passé et la crédibilité à accorder aux promesses actuelles.

    Reste le bilan réel et dans ce bilan, la réalité du problème majeur : le chômage.

    Bien sûr, la crise a une part de responsabilité dans l’état actuel du marché du travail, mais en aucun cas elle ne peut expliquer seule pourquoi cette explosion, pourquoi tant de destruction d’emplois.

    Et, aveu implicite de l’incapacité d’apporter des solutions, on culpabilise une fois de plus les faibles, en les faisant passer pour des fainéants qui rêvent d’assistanat et non pas de trouver un vrai travail.

    L’affaire touche d’autres pays en Europe et ailleurs et on ne se prive pas de nous dire que pour les autres c’est pire.

    Il y a pire, en effet, mais c’est encore plus vrai que M. Sarkozy et le gouvernement ne mettent en avant que les exemples qui les arrangent.

    Alors que nous sommes entre 9,7% et 9,9% fin 2011 (de la population active, France avec Outremer) l’Espagne en est à 22,9% et la Grèce à 19,2%. Aux mêmes dates l’Autriche est à 4,1%, les Pays Bas à 4,9%, L’Allemagne à 5,5%, le Japon à 4,5%

    (D’après « touteleurope.eu » à voir ici )

    L’INSEE précise :

    Pour la France métropolitaine, le taux de chômage s’établit à 9,3 %, soit 2,6 millions de personnes. Il est en hausse de 0,2 point par rapport au deuxième trimestre 2011.

    Plus généralement en France métropolitaine, 3,4 millions de personnes ne travaillent pas mais souhaitent travailler, qu’elles soient ou non disponibles dans les deux semaines pour travailler et qu’elles recherchent ou non un emploi

    (D’après l’INSEE à voir ici )

    « Sur le terrain » et non pas seulement dans les statistiques, le problème est plus grave que ne le laissent voir les statistiques BIT. La réalité du chômage ressemble plutôt à celle-ci :

    Catégorie ABCDE: Demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi

     

     

    Source des chiffres: http://www.travail.gouv.fr/

    Et nous ne comptons pas :
    ==> Les séniors de + de 55 ans,
    ==> Les quatre départements français d'outre-mer (Réunion, Guadeloupe, Martinique et Guyane),

    Ce qui fait pas mal de personnes non comptées dans le calcul du chiffre du chômage, on doit frôler les 6 millions de chômeurs !!!!

    (D’après « chomiste-land.com » à voir ici )

    Pour se faire une idée complète de cette réalité du terrain, il faut aussi voir comment fonctionne Pôle Emploi :

    La précarité de l’emploi est aujourd’hui le principal motif d’entrée sur les listes de Pôle Emploi. En juillet 2011,  53,6 % des inscriptions sur les listes faisaient suite à la fin d’un CDD ou d’une mission d’intérim, contre 49,6% un an plus tôt en juillet 2010. Cette hausse reflète la montée des contrats courts (CDD de moins d’un mois) qui sont désormais devenus le mode privilégié de recrutement des entreprises (61,8% des embauches début 2011 contre 46,6% début 2000).

    • Sortir des listes de Pôle Emploi signifie de moins en moins retrouver un emploi. C’était le cas de moins de 45% (44,6%) des chômeurs en 2010 (contre 51% en 2008). Ce taux de reprise d’emploi est le plus faible enregistré au cours des dix dernières années. Et l’emploi retrouvé est de moins en moins un emploi stable. La part des CDI dans les reprises d’emploi était de 30,6% en 2010, en diminution régulière depuis 20012002 (36,2%).

    • En fait, de plus en plus de sorties de Pôle Emploi sont le fruit de décisions administratives. La part des radiations administratives et des « absences au contrôle » dans les motifs de sortie a atteint aujourd’hui un niveau record, en hausse quasiconstante depuis près d’un an.

    • Une des missions de Pôle emploi est de produire des données chiffrées sur le marché du travail et le chômage indemnisé, pour l’Etat et l’UNEDIC. Or les bouleversements organisationnels de l’établissement public influent sur ces données : en juillet 2011, le nombre de radiations administratives a augmenté de 25% en un mois et la « dématérialisation » des courriers pourrait y avoir une bonne part ; on avait constaté dans la première année d’existence de Pôle emploi une croissance, sans diminution depuis, des inscriptions pour « autres motifs ». Mais sur les nombreux rapports parus en 2011 sur le résultat de la fusion de l’ANPE et des Assédic, seul le rapport du Sénat aborde brièvement cette mission, à travers la question de l’échelle des sanctions des demandeurs d’emploi. Cette absence marquée d’intérêt pour la qualité de ces chiffres contraste singulièrement avec l’usage médiatique qui en est fait.

    (D’après « les autres chiffres du chômage » à voir ici )

    Les propositions faites depuis janvier par M Sarkozy pourraient-elles changer quelque chose à cette situation ?

    Par exemple :

    -« d’inciter les bénéficiaires du RSA à reprendre une activité. Un contrat à temps très partiel pour rendre un service à la collectivité… »

    -« Nous souhaitons donc que, pour les bénéficiaires du RSA socle, le cumul des revenus sociaux, y compris ceux issus des droits connexes et tarifs spéciaux mis en place par les collectivités locales, ne dépasse pas 75 % du Smic »

    Les quelque 4,3 millions de personnes percevant le RSA qui ne figurent pas, bien entendu, dans les statistiques du chômage, trouveraient-ils plus facilement du travail avec la précarisation de leur situation qu’entrainerait cette réduction de l’aide ?

    -« …Faire évoluer les seuils à partir desquels les PME doivent respecter certaines obligations sociales… »

    -"Maintenir le régime d'exonération fiscale et de charges sociales sur les heures supplémentaires"

    Et surtout :

    -les « Accords « compétitivité-emploi »

    « ..Un bouleversement en profondeur de la hiérarchie des normes et de la fonction même du droit du travail dans notre pays….les accords dits « compétitivité-emploi » devraient permettre, dans toutes les entreprises, de négocier librement sur la durée du travail et les rémunérations. « Librement », c'est à dire en s'affranchissant le cas échéant du « carcan » que constitueraient la loi, la convention et l'accord collectif, et le contrat de travail »

    (D’après Mediapart à voir ici )

    Du « travailler plus pour gagner plus » évanescent tout au long du mandat qui se termine, on passerai au bien plus concret -et dramatique- travailler plus pour gagner moins et avoir un statut plus précaire »

    Avec de telles recettes, la réduction du taux de chômage n’est pas pour demain !

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • Nouvelle approche qui relègue les putschistes militaires d’antan au rang de petits enfants de cœur, cela porte un nom d’apparence anodine : ACTA.

    C’est quoi, ce truc ?

    Acronyme de l’anglais : Anti-Counterfeiting Trade Agreement (en français ça donnerai ACAC, pour Accord Commercial Anti Contrefaçon), donc, un élément de lutte pour la défense du droit de la propriété intellectuelle au moyen d’un accord « commercial »

    Rien de trop nouveau, en apparence, sauf que cette fois les « moyens » dit commerciaux font fi de notions fondamentales du fonctionnement du droit et de la justice en accordant des privilèges extrêmes aux industriels du secteur. Dit brutalement, on abandonne des principes et des garanties pour tous de la justice ordinaire au profit des « plaignants »

    Comment ?

    ACTA est un accord négocié dans un « club » où se retrouvent entre autres des représentants des Etats Unis, du Japon et de l’Union Européenne, dont toute la crème des industriels du divertissement, malmenés par les pratiques anarchiques d’utilisateurs d’Internet. Pour mettre un terme aux abus et défendre leurs prérogatives et leurs « bons droits », on faisait appel, dans les temps ringards, à la justice ordinaire. Là, on passerait à des mesures « extra judiciaires » avec rien de moins que des « alternatives aux procès »

    C’est bien connu, un procès, qui tente d’établir la vérité en partant de l’idée que chaque partie, plaignant et cible a droit à exposer ses arguments et sa défense, est long, fastidieux et couteux. Et ne garantit nullement de gagner à tous les coups.

    On imagine donc à terme, par le développement de cet « accord commercial » de « privatiser » en douceur et enquête et sanctions, sans avoir à s’encombrer des passages parlementaires et autres piaillements.

    Et pour être définitivement tranquilles, les membres de ACTA ont eu une idée géniale : l’accord prévoit la constitution d’un « « Comité ACTA » qui, une fois l’accord ratifié par les parties prenantes, aurait le pouvoir de « modifier par la suite l’accord lui-même »

    Dit autrement : une fois que vous me permettez d’exister, je change comme ça m’arrange le contenu de l’accord sur lequel vous vous êtes prononcé, sans besoin de vous déranger à nouveau, braves gens.

    C’est de la science-fiction juridique ? Non.

    C’est des moyens de sheriff de Western primaire pour lutter contre la contrefaçon ? Oui. Et tant pis si des balles perdues peuvent tuer des passants qui ne sont pas de la guerre, faut ce qu’il faut pour défendre LEURS intérêts légitimes, le reste est forcément moins important.

    Vous croyez que je force le trait ? Allez voir chez La Quadrature du Net, ici , ce que représente en détail cette énormité « commerciale »

    Nous sommes tous concernés par les risques d’une telle possible dérive. Aujourd’hui les Internautes.

    Si une telle procédure voyait finalement le jour, quelles conséquences pourraient avoir demain un tel précédent pour le droit commun, pour n’importe quel quidam dans n’importe quelle circonstance ?

     

     

     


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  • Quelle tournure peut prendre maintenant le « débat » politique ?

    Comme on pouvait le craindre, la machine UMP se met en route au niveau bas qu’avait préfiguré sa cellule « riposte » : insultes, mépris, déformation des propos. Cela leur permet de cogner en masquant une absence de programme politique consistant, que même N. Sarkozy reconnait… pour s’en réjouir, semble-t-il, tant cela lui laisse le terrain libre pour dire n’importe quoi.

    Que peut faire, que doit faire François Hollande face à cette offensive ?

    Certainement pas se mettre au même niveau, qui discréditerait son image et le tirerai vers le bas. Deux voies à emprunter, longues, difficiles mais consistantes :

    Premièrement, Sarkozy, en développant son option de mordre prioritairement sur l’électorat du FN s’est d’entrée de jeu placé à droite de la droite. C’est une politique de clivage fort, voulu, assumé, en retenant même un mot d’ordre qu’il dit du XXI siècle : « Travail, responsabilité, autorité » dont chacun appréciera les filiations et les limites.

    Ce n’est plus la prétention de réunir actuellement tout le pays ni même une majorité droite et centre-droite, car la ligne choisie, il faut le marteler, rejette la droite humaniste et la droite chrétienne vers le néant ou la soumission qui exige d’elles l’abandon de leur éthique fondatrice. (N’en déplaise à Mme Boutin, qui oublie sa filiation intellectuelle au profit -hypothétique- de son futur personnel)

    Le pari fou de Nicolas Sarkozy, qui colle aux conseils de son mentor Patrick Buisson, le fait partir en campagne dans un espace électoral qui a pour lui la vertu de concentrer la thématique politique sur des choix idéologiques. C’est un espace politique très limité mais réel -en gros celui de Marine Le Pen étendu à la fraction la plus droitière de l’UMP- où il pense pouvoir bâtir le socle de son image « nouvelle » en évitant d’entrer dans l’impossible défense de son bilan.

    François Hollande a à lui opposer sa propre ligne de clivage, celle qui relie les notions de « compétence » de « justice sociale » au Fronton Républicain qu’il faut plus que jamais assumer et défendre, de  « Liberté, égalité, fraternité » Cette ligne laisse dans son giron potentiel une large majorité de français, aussi bien parmi ceux convaincus par ces options que ceux du centre et de la droite éthique qui refusent de se laisser entrainer vers des marécages obscurs et peuvent opter, sinon voter pour un candidat de la gauche, s’abstenir de soutenir un candidat à ce point droitisé.

    Vaste terrain politique à labourer pour obtenir un soutien suffisamment massif pour s’atteler au difficile travail de reconstruction et remise en ordre de marche du pays.

    Deuxièmement, attaque sur « l’étoffe » la « consistance » de François Hollande. Sarkozy a certainement en tête les raisons et la façon de l’effondrement de Ségolène Royal face à lui en 2007 et il va essayer de refaire le même coup. Il faut se rappeler sa maîtrise, son calme apparent, sa « sagesse » lors du dernier débat avec Ségolène Royal, où elle a perdu les indécis. Pourtant, le fond des arguments de N. Sarkozy n’avaient rien d’extraordinaire, si ce n’est la façon habile de les présenter et de les défendre « pour le plus grand nombre » Actuellement il dirait « pour le peuple »

    Il ne faut en rien sous-estimer sa capacité de bataille. Si on peut, après cinq ans de politiques (au pluriel, car il faudrait, pour le caractériser, demander à quel millésimé on fait allusion !) ne pas lui accorder les vertus qu’on est en droit d’attendre d’un véritable « homme d’Etat, c’est un redoutable « chef de guerre » un redoutable « manœuvrier » en campagne et un tout aussi redoutable communiquant ou, si l’on préfère, « propagandiste »

    François Hollande a les avantages du challenger, sans bilan négatif à sa traine. Mais cela peut aussi donner lieu à une attaque en règle sur « l’inexpérience » à un moment grave de la situation du pays.

    Pourtant, c’est là que la gauche et en particulier le PS et ses alliés peuvent prendre de la hauteur et de la force.

    Un programme qui est un cadre cohérent et crédible et qui ne peut que s’étoffer par la discussion et la négociation.

    Une équipe expérimentée disponible et capable d’entrer en fonction dès le lendemain du deuxième tour.

    Et des options plus ouvertes pour le pays.

    N. Sarkozy, associé, voire inféodé par Mme Merkel, défend une ligne économique et sociale dont les conséquences sont visibles en Grèce et pointées même par les fameuses agences de notation : l’appauvrissement généralisé qu’entraine l’austérité brutale que prônent M. N. Sarkozy et Mme Merkel ne résout rien, bien au contraire. Et comportent une potion sociale véritablement désastreuse pour ce « peuple » que le Président- Candidat vient de découvrir et voudrait, d’après ses dires, « défendre »

    Car le cas de la Grèce (voir l’analyse de l’économiste Karine Berger ici ) est, « à petite échelle » le sort que vivrait notre pays si on lui appliquait les mêmes recettes : celles qui servent de base au raisonnement supposé économique de N. Sarkozy.

    Chemin ouvert pour F. Hollande pendant ces deux mois à venir ; besoin de bonne pédagogie face à la démagogie et au populisme ; défense sans complexes d’une ligne économique qui ne passe pas par l’appauvrissement du plus grand nombre au seul profit du petit décile supérieur de l’impôt.

    Une élection n’est gagnée qu’à la fin du deuxième tour. Mais l’un part en bataille avec de la nourriture avariée et dangereuse, l’autre avec des bonnes matières premières et les moyens de confectionner quelque chose de nutritif et salutaire.

    Du boulot pour un moment, mais exaltant et à portée de la main.

     


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  • L’illusion ! C’est la force des prestidigitateurs, de faire croire au miracle, grâce à leur habilité, à leur astuce et à leur bavardage pour détourner l’attention du stratagème.

    Celui d'hier soir a raté son entrée en scène. Trop énervé, disent certains commentateurs, comme si l’énervement du personnage était une nouveauté.

    Trop tendu, disent d’autres, comme s’il ne se sentait pas tout à fait sûr de son sujet et de son pouvoir.

    En tout cas, pourvu depuis des années du même chapeau à surprises, râpeux à force de servir ; laissant échapper un lapin aux oreilles tombantes et atteint d'une pelade avancée, ça ne valait pas le déplacement.

    Malgré tout on entre pour de bon cette fois en campagne électorale, mais au lieu du bolide attendu, c'est une petite voiture d'un modèle périmé qui est arrivée dans le circuit.

    A droite, il reste donc -pour combien de temps?- une Marine Le Pen jouant son va-tout pour ne pas se laisser dépouiller de son fonds de commerce ; un Bayrou, homme seul, qui sent bien qu'il pourrait incarner une droite éthique qu'il baptise centre-droit, mais qui ne semble pas trouver le chemin pour occuper cet espace, au demeurant réduit par le laminage de la droite depuis dix ans et l'UMP, accrochée à un champion qui tente désespérément de se défaire de son propre bilan, plus que limité, d'une image inadaptée à la fonction qu'il a sculpté lui-même au mépris de toutes les mises en garde, entre autres, de son propre terrain et qui n'a de programme qu'en vantant la prolongation du même bilan qu'il aimerait faire oublier. Cornélien !

    A gauche, F. Hollande semble réussir sa position de « candidat normal » d'autant plus facilement qu'elle correspond à sa personnalité. Son programme, n'en déplaise à ses contradicteurs, en est un, même s'il doit être complété, comme celui de tout autre candidat, par des éléments concrets qui se dévoileront, il faut l'espérer, au cours de la campagne par les débats internes et externes. Les Verts vivent un psychodrame de plus avec une candidature qui n'est même pas de « témoignage » tellement elle est inaudible et en marge de laquelle d'autres verts ou les mêmes cherchent la formule magique pour être plus nécessaires à F. Hollande qu'ils ne le sont à première vue. Du coup, l'écologie n'est pas assez présente dans le débat et on va peu à peu vers un moment où ce sera depuis les rangs du PS qu'on devra la remettre à flot.

    A la gauche dite extrême, la déconfiture du NPA et de Lutte Ouvrière redonne des couleurs au Front de Gauche et le rugueux Mélenchon -l'homme qui s'autorise le mépris envers les journalistes débutants ou les « capitaines de pédalo » mais ne supporte pas une arrogance supposée envers lui, regardé sans être vu- M. Mélenchon, donc, surfe sur une position en apparence confortable, seul rescapé de l'effondrement de la « gauche de la gauche » mais qui aura probablement encore quelques déboires pour faire passer ses alliés communistes-chameaux par l’œil étroit de sa petite aiguille.

    C'est mauvais pour tout le monde et avant tout pour la démocratie. La démocratie exige des paroles fortes, avec un véritable contenu, à la place des vérités assénées et des affirmations gratuites (voire Fessenheim...)

    C'est mauvais pour un parti d’abstentionnistes et d'indécis qui a besoin de trouver le chemin des bureaux de vote et pour chercher ce chemin, des propositions diverses pour que leur choix en soit un.

    F. Hollande, si l'élection avait lieu aujourd'hui, gagnerait par K.O. technique. Alors qu'il a les moyens de gagner haut la main en combat franc et ouvert et vue la difficulté de l'exercice qui attend le prochain Président, ce serait dommage, car le besoin d'un large appui populaire sera plus profond et plus durable que jamais.

    Reste à espérer que ces deux mois feront grandir tout le monde et que l'échange sera fructueux et à la hauteur des enjeux.

     


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  • Marine le Pen serait-elle sur le point de s’effondrer ? N’aurait-elle pas les 500 signatures ? Il y aurait donc des électeurs orphelins à récupérer ? Course folle sur le bord de la falaise qui surplombe la rivière de l’extrême droite avec le moins possible de fioritures, l’urgence valant excuse ?

    Et dans cet embrouillamini, au Président-pas-encore-candidat-mais-c’est-pour-bientôt d’annoncer deux référendums sur des sujets qu’il est peu vraisemblable qu’ils mettent en jeu la survie future du pays, qui seule pourrait justifier le recours urgent à cette autrement noble procédure.

    A moins qu’il s’agisse de sujets considérés comme fondamentaux pour une candidature mal en point qui cherche à se positionner dans un espace politique qu’on pouvait croire banni, extrême droite avouée exclue, pour des partis politiques supposés Vème République pur jus ?

    Les deux sujets annoncés par le Président ont-ils un tel poids sur le fonctionnement politique du pays ou son avenir que l’appel direct à la Nation soit justifié ?

    L’indemnisation du chômage ou le droit des étrangers sont-ils des rouages essentiels de de l’Etat, méritant un tel traitement ?

    On peut légitimement se poser la question (voir aussi, concernant le chômage ici et le droits des étrangers ici)

    Ou, comme il est plus d’une fois arrivé dans la longue histoire du pays, n’est-ce pas un glissement du référendum, terme chargé du prestige des grandes questions qu’il est amené à trancher vers le plébiscite, dont l’usage historiquement éminemment politicien ne permet pas de lui accorder la même valeur ?

    Est-ce la base du programme du futur candidat ?

     

     


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