La plupart des paris sont perdus. Le pari le moins évoqué est gagnant. Voilà un bon résultat pour le (pardon : LE) débat.
Pourquoi ?
D’abord, parce que, n’en déplaise à tous ceux qui prédisaient que le grand chef de guerre allait mettre en pièces le « jeune » prétendant se sont trompés. Hulk n’a pas réussi sa transformation et l’accident industriel, la sortie de route prématurée du candidat Hollande n’a pas eu lieu.
Au contraire et c’est là que la chose a été passionnante : on a pu voir deux hommes se situer on ne peut plus clairement. Au sortir de ce débat, pas de place pour le doute, deux options clairement opposées sont face à face. Le choix n’aura pas à se faire sur la couleur d’une cravate pas plus que sur la supposée habileté de l’homme dit expérimentée.
C’est, d’un côté, un projet clairement orienté à droite (et même, en fin de débat, quelque peu pitoyablement à l’extrême droite) face à un projet de gauche humaniste, un projet qui, sans nier les difficultés et les efforts qu’il reste à faire, tant du fait de la crise que de la gestion partisane de la dernière mandature, remet l’humain au centre de l’objectif.
Les électeurs du front malencontreusement dit national auront à décider s’ils ont voté pour évoquer les idées qui ont si tristement marqué la moitié du siècle précédent, parce qu’ils partagent des points de vue essentiellement marqués par l’égoïsme et le rejet de l’autre ou pour se défouler de leur rage par la voix la plus absurde mais la plus gueularde.
Les électeurs du Modem, devront sortir de leur ni-ni vide et opter par le retour à l’ancienne écurie ou se rappeler ce que peuple veut dire de solidarité, d’humanité, d’équilibre entre les composantes de la Nation. Pas la nation souillée par la xénophobie et l’ignorance de la réalité historique de ce peuple, mais la Nation façonnée par l’histoire réelle qui a, seule, permis à ce petit pays, à cette petite fraction de la marée humaine de marquer tant de valeurs universelles, d’ouvrir tant d’horizons possibles à d’autres Nations proches et moins proches.
Le vote du dimanche 6 mai se fera en connaissance de cause. Personne ne pourra invoquer d’erreur d’information, de communication insuffisante. C’est le choix véritable de l’avenir que chacun assumera avec le bulletin mis dans l’urne !